Embrasser toutes les choses.

Lorsque j’étais enfant et que je rêvais à l’arrière de la voiture, j’imaginais une machine qui aurait pu manger le paysage de chaque côté de la route.
J’avançais dans un monde uniquement tourné vers l’avenir et le passé s’y détruisait de lui même.
Maintenant j’ai vieillie, je me retourne, je fouille et je trie toutes les vieilleries du passé, et, ma peinture elle aussi à vieillie, et accumule des strates, comme un sol mille fois piétiné et qui garderait la mémoire de tous les pas.
Elle participe à cette exhumation du passé: mon regard crée et recrée son propre monde, et, un pur moment de bonheur lorsque je retrouve une petite chose oubliée et que je peux arriver à placer idéalement à sa juste place…

Je ne prétends pas que mon travail devient limpide avec les années, mais plus-tôt qu’une direction se distingue, une lueur au bout d’un sentier.
J’écarte et je trie plus que ne construis, ou bien alors j’ai construis peu à peu mon langage en manipulant les signes que l’on retrouve à présent dans mes toiles, comme une enfant joue et manipule les mots avant même de les comprendre totalement.

Ma peinture est un journal qui voudrait embrasser les choses qui m’entourent.

Publié dans : Mon livre "Mes émotions" |le 4 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

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